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Je suis née en couleurs gaies

12.000  DT

Une jeune femme entame sa révolution au moment même où son pays dans « son bain rebelle »  déclenche la sienne. Deux faits la précipitent : son retour d’un voyage à San Francisco, à dix mille kilomètres de son pays natal, et son divorce. Tous ses repères se trouvent chambardés. Avec autant de lucidité que de rage, elle engage une lutte acharnée pour la reconquête de sa paix, la possession d’un remède à son ego fracturé et la reconstruction d’une vision intègre de son existence. Son passé sulfureux la rattrape, elle prend conscience de la vulnérabilité de son nouveau statut qui la confronte à une posture délicate dans un pays où le souci des apparences prône sur la véracité des faits.

Les deux amis

12.000  DT

Quatre histoires, quatre nouvelles, abordant avec drôlerie, poésie et émotion le racisme ordinaire, la nostalgie des exilés, le désarroi des enfants pendant une guerre, ou les liens profonds avec les animaux. L’idée est de partager ces lectures, entre parents, grands-parents, enseignants, bibliothécaires et surtout jeunes filles et garçons d’aujourd’hui, des deux côtés de la Méditerranée !

Les illustrations de « Les Deux Amis » ont été réalisées par Claire-Rose Barbier, des Beaux-Arts de Paris. Plasticienne, sculptrice, auteure et musicienne. A publié deux livres d’artistes, membre de l’Orchestra Pirouette et du quatuor Les Barbiers.

Du côté des salafistes en Tunisie

15.000  DT

Le titre mérite une explication. Il ne s’agit pas d’une étude exhaustive sur « les » salafistes en Tunisie. Pour mesurer leur impact avec exactitude, il y aurait lieu de recourir à des indicateurs précis tels que le renouveau théologique, les textes législatifs, les programmes d’enseignement, les pratiques cultuelles (ramadan, prière à la mosquée), la place de la femme, la limitation des naissances, le vêtement, l’art, la violence, etc. Non seulement il est encore trop tôt pour ce type d’enquête, mais je n’ai pas la compétence voulue pour tenter ce genre d’analyse. En revanche, je peux être le témoin portant un regard positif sur ce qui se passe dans le pays qui m’accueille depuis près de soixante ans. C’est ainsi que, dès les premières manifestations du salafisme, je les ai enregistrées dans l’ordre chronologique et je me suis astreint au suivi qui manque parfois aux médias. Dans une seconde étape, je les ai regroupées selon quelques points de repère et selon leur fréquence.

Bourguiba Dans le Roman Tunisien

6.000  DT

Pourquoi un tel livre ? Depuis le départ de Bourguiba, de nombreux ouvrages ont été écrits où il est question de lui, directement ou non. Ce sont surtout des essais politiques. D’une manière générale, leurs auteurs, partisans ou adversaires de Bourguiba, justifient leur action : si Bourguiba a réussi, c’est grâce à eux, s’il a échoué c’est qu’il ne les a pas écoutés. Certaines études sont centrées sur un thème particulier, surtout la religion et la femme. En revanche, personne ne s’est encore attaqué aux chansons, aux anecdotes, à la poésie populaire pour connaître l’ampleur du mythe que représente aujourd’hui Bourguiba.

Réenchanter Le Développement

18.000  DT

Cet essai s’inscrit dans un projet global de l’auteur dont l’ambition est de contribuer au renouvellement de la réflexion sur l’économie du développement et le savoir sur les sociétés de la marge. L’auteur suggère que la sortie de l’impasse actuelle du savoir sur le développement passe par un réenchantement. Un réenchantement qui inscrit le savoir sur la marge dans cette confluence entre politique, économie, histoire, philosophie et culture. La poétique a pour objet de saisir cette écoute entre différentes sphères du savoir et de s’ouvrir sur la multiplicité des expériences et la diversité des pratiques sociales. Ce dialogue et cette confluence entre champs du savoir et pratiques sociales ont été renforcés par les printemps arabes et la quête de liberté qui émerge des sociétés du Sud.

Le savoir être du musulman

19.000  DT

Le savoir être ou savoir relationnel est un concept général qui sous-tend tout un tissu de relations verticales et horizontales. Les premières portent sur la relation de l’homme à Dieu, le Très Haut, et à ses ascendants et descendants, les secondes renvoient à ses relations avec ses partenaires sociaux (frères, époux, collègues, de travail, etc.). Ces liens basés sur les prescriptions religieuses en terre d’Islam ont reçu les à-coups de la mutation sociale suite à l’acculturation des sociétés musulmanes qui s’est accompagnées par un changement du système de valeurs initial où les valeurs matérielles l’ont emporté sur les valeurs spirituelles. Il en est résulté un relâchement de ces liens et un affaiblissement du sens communautaire et la domination du mode d’existence avoir sur le mode d’existence être.

Un retour aux normes perdues semble être l’antidote approprié, lequel consiste en une axiologie qui peut être définie dans le sens de dynamique des valeurs communes partagées entre les membres de la société, condition nécessaire à sa cohésion. Cette axiologie est à la fois spirituelle, socioculturelle et économique. L’axiologie spirituelle est le champ de tout croyant en quête de transcendance qui constitue un besoin humain fondamental, lequel non satisfait, nuit à l’équilibre psychologique de la personne (Psychologie et religion, Jung). Nous avons développé cette axiologie dans la relation du croyant à Dieu, qu’il soit glorifié. . C’est cette spiritualité basée sur la connaissance, l’espérance en sa miséricorde et son soutien qui fait que l’individu adopte les trois valeurs cardinales de l’Islam à savoir le Vrai, le Beau et le Bien que nous retrouvons dans les deux autres axiologies. à savoir l’axiologie socioculturelle principes fondant l’ordre public.

‘Im an-nafs al-ijtimâ’i fî al- Qur’ân al-karîm wa al-hadîith as-sharîf . Dar Al-Jîl.. 2009 b. Tunis

La métaphore dans les textes fondamentaux. Séminaire organisé par la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis, Laboratoire de Psychologie clinique. 2004.

Education et agressivité, in L’avenir de la famille au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Université de Tunis et UNESCO, Paris. Cahier du CERES, Série Psychologie, n°7, Tunis 1990. pp.221-263.

Ammar, A. La dette. In la dette à l’origine du symptôme, Sous la direction de Riadh ben Réjeb. L’Harttman, 2007. Paris.

السّهاد

12.000  DT

قطع حديثنا صوت محرك يهدُرُ بقوة في الخارج. إحدى عربات الآمن الضخمة عادتْ لتوها. تعالى صُراخ مصحوب بضجة ارتطام أجسام صلبة.
تراءى لنا عند المدخل رجل ممتلئ الجسد، بثياب مدنية، بصدد إعطاء تعليمات مشددة لزملائه في الخارج.
بدا الأمر كما لو أنهم قبضوا على وحش ضارٍ يعيش في البراري. وإذا بكافة العناصر الأمنية تحيط بثلاثة رجال، مقيدين بإحكام، يبدون بحالة غريبة مزرية.
دهشتُ لرؤية دُكنة مُستَحْدَثة تكسو جلودهم، لكأن مادة سامة تسري تحته، وذات القروح الملتهبة بصدد نخر أماكنها من رؤوسهم حتى أقدامهم. ثلاثة مُسوخ توقفوا في بهو المركز الأمني لما جثا ثالثهم على ركبتيه تعباً أو قهراً.
كانوا بصدد التقاط أنفاسهم، ورصد ما حولهم بأعين تقدح شررا. انزلقتْ السيجارة من بين أصابعي.
لم تتوان يدي عن إخراج الكاميرا الصغيرة من داخل حقيبتي الجلدية . تهيأتُ لتسجيل أحد الأحداث الغريبة التي تجتاح العاصمة في هذا القيظ.
أدركني مساعد رئيس المركز الأمني. أوقفني منتقداً صنيعي : « أين تظن نفسك؟ … في أحد المهرجانات الصيفية ؟

Jours d’automne à Tunis

12.000  DT

Pour Tunis, l’automne est la plus belle des saisons : la ville se débarrasse des grandes chaleurs et une atmosphère d’apaisement s’installe après la frénésie de la saison estivale. L’écrivain, comme tous les habitants de la capitale, peut désormais goûter à la douceur mélancolique de la saison nouvelle, chargée de tentations et de promesses. Pourtant le ciel d’automne où alternent soleil splendide et orages violents est trouble et imprévisible. C’est pourquoi les personnages de ces quatre récits identifient leur crise aux changements brusques du temps et y entrevoient l’imminence d’une transformation radicale de leur existence. Ainsi, Adel ne supporte plus l’énigme de l’amante étrangère et voudrait forcer le statuquo, dans le sens de la fusion ou dans celui de la rupture définitive de leur relation. Najmeddine voit dans l’annonce des premières pluies les signes d’une révolution de son être qui va changer le cours de sa vie. Saber, lui, est le jouet d’un projet suggéré par sa femme, qui déclenche une série de mésaventures tragi-burlesques mettant fin à son existence tranquille. Quant à Ibrahim, les vents d’automne lui apportent des mauvaises nouvelles de son fils, sur fond de l’aggravation du terrorisme dans le pays.

 

« Révolution », dites-vous…

12.000  DT

L’allégresse générale des premiers jours s’étiola, pulvérisée par l’anarchie qui ne faisait que perdure, succédant au désordre ordonné d’avant le soulèvement populaire. Plus d’une semaine déjà et l’on continuait à brûler, à saccager, à vandaliser. Sur les ondes, les timbales de la « Révolution » ne se lassaient pas d’exécuter, ostensiblement, les mêmes airs assourdissants. Rébarbatives étaient ces prières pour la paix de l’âme du « héros Mohamed Bouazizi »et retors étaient ces hommages à la mémoire des « martyrs », préludes à l’orgie verbale, encensant la « Révolution de la jeunesse », la « Révolution de la dignité », la « Révolution de la liberté». Invités par tous les médias, présents sur tous les plateaux de télé, en chœur, les orateurs, déchaînés, vomissaient leurs litanies d’indignés, vilipendant l’ancien régime et ses « nervis ». Et la vie poursuivait son cours, lentement, bruyamment… sans éclat.